Que puis-je faire face à l’urgence écologique ?

Face à l’ampleur des problèmes écologiques (changement climatique, effondrement de la biodiversité, épuisement des ressources…), on me demande souvent : « Mais qu’est-ce que je peux faire ? Les problèmes sont tellement énormes que je me sens impuissant. »

La première réponse qui vient à l’esprit de beaucoup de gens, c’est de multiplier les « petits gestes ». A Rocha a d’ailleurs créé un flyer à télécharger et à accrocher sur son frigo, qui en liste beaucoup. Ces gestes comptent, mais leur portée reste limitée à l’échelle de notre pays, et plus encore à celle de la planète.

Comment répondre efficacement à l'urgence écologique ?

Que faire à la crise écologique ?
Photo : Joanna Spanjersberg

Nous ne sommes pas les seuls à nous poser la question. Le philosophe chrétien suisse Dominic Roser y a consacré une étude récente (en anglais) sur le site de Christians for Impact, un réseau de chrétiens engagés dans le mouvement de l’altruisme efficace (AE), un mouvement philosophique et social qui cherche à maximiser l’impact positif de nos actions sur le monde. Il y aurait beaucoup à dire sur ce mouvement, mais selon Dominic Roser, les trois façons les plus efficaces d’agir sur le réchauffement climatique sont :

  1. Prier et se former aux enjeux écologiques dans une perspective chrétienne (A Rocha propose les deux).
  2. Changer de métier pour se consacrer entièrement à ce défi, comme l’ont fait les membres de l’équipe d’A Rocha.
  3. Garder son emploi (tout le monde ne peut pas en changer), mais s’engager à donner une part importante de son revenu pour soutenir des organisations qui œuvrent pour préserver un monde vivable. Il existe par exemple un engagement de donner 10 % de ses revenus proposé par des organisations laïques comme Giving What We Can (Donner ce que l’on peut). Il s’agit d’un engagement personnel: chacun choisit librement les causes et les organisations qu’il soutient.

L'impact des dons à des organisations engagées

Ce dernier point mérite qu’on s’y arrête. D’après le site de l’altruisme efficace, un don à une organisation qui lutte contre le changement climatique réduit les émissions de CO₂ bien plus efficacement que beaucoup d’actions individuelles. Je ne souscris pas à toutes les actions listées ici (à commencer par la première), mais ce graphique donne des ordres de grandeur éclairants.

 

Par souci de transparence, précisons qu’A Rocha ne figure pas parmi les organisations listées par l’AE, et que Dominic Roser, qui nous cite à plusieurs reprises dans son étude, ne la présente pas comme une organisation à soutenir en priorité. Cela tient en partie à ce que la préservation de la biodiversité est un angle mort de l’AE. Mais notre action ne s’y limite pas : nous travaillons aussi sur le climat et, plus largement, pour préserver la Terre comme lieu habitable pour tous. Nous avons en outre une spécificité : accompagner les chrétiens et les Églises pour qu’ils comprennent les enjeux écologiques, prient et s’engagent concrètement, à partir de leur foi. Ce sont des actions dont l’efficacité est, par nature, difficile à quantifier. 

À l’approche de la fin d’année, si vous en avez les moyens, pourquoi ne pas faire un don ponctuel ? 

Mieux encore, engagez-vous à donner régulièrement à A Rocha. Le don régulier est facile à mettre en place, en quelques minutes. 

C’est une belle manière de contribuer à préserver la magnifique création que Dieu nous a confiée, et une réponse concrète à la question du début : que puis-je faire face à l’urgence écologique ? Donner, c’est agir, avec un impact bien réel. 

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